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La polyvalence dans les risques gérés, un fait établi
CNPP et Face au Risque ont présenté, le 24 mars 2023, les résultats de leur troisième baromètre des ingénieurs et chargés de la sécurité. Zoom sur les risques gérés.

78 % des répondants gèrent plusieurs risques. Lorsque le chargé de sécurité est spécialisé sur un risque, dans un cas sur deux, le risque géré est l’incendie et dans un gros quart des cas il s’agit du risque d’actes de malveillance. Les postes spécialisés se retrouvent plus fréquemment en administrations et collectivités (32 % contre 22 % en ERP et 18 % en industrie). Et plutôt à un niveau «corporate» ou sur des sites très importants.
Les principaux risques gérés
D’un point de vue global, les principaux risques gérés par les chargés de sécurité sont l’incendie, la sûreté-malveillance et la sécurité et santé au travail, comme en 2019. Un bon tiers des répondants s’occupent des risques naturels (risques sur lesquels le sondage porte pour la première fois) et des risques technologiques.
Le cyber en hausse
À noter, la nette progression de la cybersécurité qui a progressé de plus de 10 % entre 2019 et 2023 (risque géré par 18 % des répondants). Attention toutefois, cela concerne parfois uniquement la prise en compte de la sécurité physique sur les informations sensibles.


« Le responsable sécurité a toujours été un mouton à 5 pattes. C’est l’une des rares fonctions où l’on demande d’être spécialiste sur de nombreux domaines. Et la liste a tendance à s’accroître avec l’émergence des nouveaux risques. Il est cohérent de se dire qu’un professionnel qui sait gérer une crise aura, quelle que soit l’origine de la crise, les préceptes pour la gérer. Mais cela nécessite une mise à jour et une remise en question perpétuelles. »
Nicolas Bonnet, responsable sécurité incendie, sûreté et maintenance pour la Safim, gestionnaire du Parc Chanot à Marseille.
Les enjeux prioritaires en 2023
L’obtention du comportement adéquat du personnel (respect des consignes incendie, des procédures de sûreté malveillance…), notamment via la formation et la sensibilisation du personnel, ainsi que le respect des contraintes règlementaires ou d’exigences de conformité obtiennent les meilleures notes en termes de priorités 2023.

Les risques gérés par le chargé de sécurité et son service
« En milieu hospitalier, il y a une vingtaine d’années, le modèle était plutôt une dichotomie entre la sûreté et la sécurité, où chacun avait son pré-carré et c’est encore ce qu’on peut avoir dans les très grands établissements. Le rapprochement est venu d’un besoin après les attentats de 2015 mais aussi d’une volonté d’économie de budget. Beaucoup de responsables sécurité dans les ERP, à marche forcée, ce sont alors formés à la sûreté. »
Rodolphe Temple, responsable sécurité/sûreté à l’hôpital Foch (Suresnes) et président de l’Apsighe, l’association pour la promotion de la sécurité dans les IGH et les ERP.

En savoir plus
Consultez l’intégralité du Baromètre des ingénieurs et chargés de sécurité – 3e édition.
Article extrait du n° 592 de Face au Risque : « Qui sont les chargés de sécurité ? » (mai 2023).

Gaëlle Carcaly – Journaliste
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