Dossiers

     De l'incivilité à la menace (1 mars 2015)
    De l'incivilité à la menace

    Vivre en société implique d’observer des règles. Si beaucoup sont écrites, il en existe de nombreuses, implicitement admises par la majorité mais qui peuvent cependant être transgressées sans craindre de sanctions, au risque de voir se détériorer un climat dans les lieux publics, les collectivités ou les entreprises. Celles-ci ne peuvent aujourd’hui ignorer les incivilités, ce mal difficile à cerner, antichambre de la menace malveillante. Elles doivent faire l’objet, de la part des organisations concernées, de vraies stratégies incluant actions directes sur les comportements et conception de l’environnement de vie, mettant en oeuvre notamment des principes de prévention situationnelle. Pour les entreprises amenées à gérer du public, les incivilités doivent être des signaux à ne pas négliger, tant l’impact sur leur personnel, voire sur leur clientèle, peut être dévastateur. De grandes organisations comme La Poste ou la SNCF ont depuis longtemps pris le taureau par les cornes en mettant en place une stratégie faite de recueils d’accidents et incidents, de données de la médecine du travail, de plaintes… suivie bien sûr d’actions correctives. En milieux de soins, le phénomène est particulièrement prégnant, lié aux situations de dépendance et de vulnérabilité des patients et à la situation de soignants parfois esseulés. Face à ce fléau, quelle place pour la formation ? Comme pour la gestion des risques de malveillance et d’agression, il faudra aborder la crise « incivilité » de manière pluridisciplinaire, impliquant par exemple sensibilisation et formation des personnels sous la forme de jeux de rôles.

    Marc Bohy

  • Incivilité : un mal difficile à cerner (1760 mots)

    L’incivilité est une notion « fourre-tout » qui n’a pas la même définition d’une personne à l’autre. Face aux comportements déviants qui entrent dans son champ, des stratégies sont élaborées pour réduire le sentiment d’insécurité qu’ils provoquent.

  • Incivilité : Des signaux à ne pas négliger (1236 mots)

    Refus d’attendre son tour, insultes, menaces voire coups, le spectre des incivilités est large. Si la plupart des faits présentent un caractère peu grave, de nombreuses entreprises et grands services publics en font le constat : la répétition d’incivilités affecte leurs équipes et leurs missions. Certains se sont emparés de la problématique et s’attaquent aux causes plutôt qu’aux symptômes.

  • Incivilité : Les milieux de soins en souffrent aussi (591 mots)

    Un patient qui pousse un soignant contre un mur, un parent qui s’énerve aux urgences, deux résidants qui s’insultent, les établissements de santé doivent faire face, chaque jour, à des incivilités et violences nombreuses .

  • Incivilité : Quelle place pour la formation ? (1572 mots)

    Quand il s’agit de s’attaquer au problème des incivilités en entreprise, les questions ne manquent pas de surgir. Comment sensibiliser le personnel ? À quel moment intervenir ? Avec quels moyens ? Les réponses dépendent toujours du contexte.

  •  Drones (1 février 2015)
    Drones

    Incontournables. C’est ainsi que l’on décrit aujourd’hui ces engins de demain. Les risques liés au matériel lui-même ne sont pas des moindres, comme le rappelle l’infographie qui ouvre ce dossier : risques de chute ou de collision, risques liés à l’alimentation, possibilités de coupure de liaison ou de prise de contrôle… Comme beaucoup d’autres secteurs avant elle, la sécurité s’intéresse aux drones qui vont lui permettre d’étendre le champ de ses applications et donc l’efficacité des mesures prises. Surveillance et intervention face aux feux de forêts, pour le secours à personnes en détresse, inspection d’ouvrages d’arts, contrôles de bâtiments, surveillance à distance de sites, de voies ferrées… des applications multiples, mais des risques aussi d’intrusion d’espaces privés ou réglementés, comme l’expérimente régulièrement EDF. C’est pourquoi il est urgent de définir le cadre juridique des drones. Celui-ci en est encore à ses débuts, même si les textes – anciens – réglementant l’espace aérien s’appliquent à eux. Leur conception, leur exploitation, leur pilotage font aujourd’hui l’objet d’obligations précisées par les arrêtés d’avril 2012. Tout ceci concourt au fait que le marché des drones civils voit les applications en sécurité et surveillance se multiplier, laissant augurer d’ici à cinq ans une part de près de 20 % des ventes pour ce secteur.

  • Drone, un éventail de risques associés au matériel (809 mots)

    Alors que plusieurs entreprises expérimentent encore les engins et cherchent des applications, les drones n’ont pas attendu pour faire parler d’eux et faire courir des risques. Voici leurs principaux atouts et leurs faiblesses.

  • La sécurité, prétendante au drone (1212 mots)

    Longtemps réservés à un usage exclusivement militaire, les drones investissent petit à petit le ciel. Performants dans la surveillance de sites, ils intéressent en particulier les professionnels de la gestion des risques mais aussi les pompiers et la sécurité privée.

  • Droit des drones, entre fantasme et réalité (1793 mots)

    Face à un développement ultra rapide de l’utilisation des drones dans des applications civiles, la réglementation peine à suivre. Il existe pourtant déjà nombre de textes qui encadrent ces matériels et l’usage qu’on en fait.

  • Drones de sécurité : un marché très prometteur (978 mots)

    La sécurité et la surveillance sont les domaines d’application des drones civils qui devraient progresser le plus vite d’ici 2020. Mais les obstacles sont encore nombreux.

  •  Panorama des risques (1 janvier 2015)
    Panorama des risques

    Du retour d’expérience aux bonnes pratiques en passant par la cartographie des risques, l’organisation et la conformité réglementaire, sans oublier l’appui des technologies, tel est le voyage que nous vous proposons ce mois-ci, à travers ce dossier de la rédaction. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), un incontournable aujourd’hui, ne serait pas possible à atteindre sans un ensemble cohérent d’actions de maîtrise des risques, comme nous vous l’avons démontré au fil des numéros et continuerons de le faire dans les mois à venir. La santé et la sécurité au travail nous fait parler de risques routiers, de pénibilité, de risques psychosociaux, de préjudice d’anxiété. L’environnement nous amène à aborder changement climatique, risques technologiques, directive Seveso, catastrophes naturelles et risques Natech. L’incendie continue de nous mobiliser à travers évolutions réglementaires, sécurité dans les établissements recevant du public (ERP), sprinkleurs ou feux domestiques. La malveillance enfin nous a fourni de nombreux sujets passés et à venir, comme les risques de vol ou de braquage, les incivilités et les agressions, les cyber-risques… Pour illustrer l’importance de ces sujets, nous les accompagnons au long des pages de ce dossier de chiffres et statistiques qui permettent une mesure fiable de la concrétisation des risques pour les entreprises.

    À l’heure où nous bouclons ce numéro, nos confrères de CHARLIE HEBDO se sont fait sauvagement assassiner au sein même de leur journal. Si le risque terroriste n’est pas abordé spécifiquement dans ce dossier, nous ne manquerons pas d’y revenir dans les mois à venir.

    Dossier rédigé par Gaëlle Carcaly, Valérie Dobigny, David Kapp et Marc Bohy. Illustrations : Caractère B.

  • Panorama des risques (4982 mots)

    Du retour d’expérience aux bonnes pratiques en passant par la cartographie des risques, l’organisation et la conformité réglementaire, sans oublier l’appui des technologies, tel est le voyage que nous vous proposons ce mois-ci, à travers ce dossier de la rédaction.

  •  Nanotechnologies : amies ou ennemies ? (1 décembre 2014)
    Nanotechnologies : amies ou ennemies ?

    Elles font régulièrement parler d’elles et on nous prédit fréquemment une utilisation de plus en plus généralisée des nanotechnologies, tout en mettant en balance les nombreuses incertitudes quant à leur impact sur notre santé. Les opportunités et les risques que représentent les nanomatériaux doivent être bien étudiés pour faire des innovations qui permettent un investissement durable. Car si les utilisateurs innombrables de ces produits sont concernés, il faut avant tout, face à ces nouveaux dangers, protéger les salariés qui vont les fabriquer ou les transformer. Et pour ce faire, il faut caractériser ces dangers au sein de recherches structurées. Les risques d’incendie que présentent les nanoparticules, lorsqu’elles sont combustibles, ne sont pas anodins, puisqu’on connaît bien l’augmentation du phénomène lorsque des produits en poudre fine sont concernés. En l’absence de retour d’expérience, les recherches sur pilotes peuvent permettre d’avancer. Enfin, les nanotechnologies peuvent être synonymes de difficultés lorsqu’il faut conjuguer transparence et confidentialité des déclarations obligatoires. Comment concilier les impératifs d’intelligence économique liés aux secrets de fabrication et la transmission nécessaire des propriétés et composants des matériaux dans la prévention des risques au travail ou dans l’environnement.

    Marc Bohy

  • Opportunités et risques du nanomonde (1129 mots)

    Les nanomatériaux représentent un enjeu économique et technologique majeur pour les entreprises. Si leur taille nanométrique leur confère des propriétés spécifiques à l’origine de nombreuses innovations, des questions restent en suspens quant à leurs effets sur l’homme et l’environnement.

  • Protéger les salariés face aux dangers de l’infiniment petit (1398 mots)

    Sans information précise sur les dangers des nanomatériaux, il est difficile de prévenir les risques pour les personnes au contact de ces produits. La recherche étudie la question.

  • Incendie : small is not (so) beautiful (1380 mots)

    Parmi les risques liés aux nanoparticules se trouvent, pour celles qui sont combustibles, l’incendie ou l’explosion. Amplifiés par la division du matériau, ces phénomènes, déjà bien connus avec les explosions de poussières, pourraient nécessiter une maîtrise des risques renforcée pour les nanoparticules. Des chercheurs y travaillent.

  • Déclaration : entre transparence et confidentialité (1000 mots)

    Les innovations technologiques autour des nanomatériaux et des nanotechnologies sont prometteuses. Pour les entreprises qui s’y aventurent des profits conséquents sont attendus. Mais la médaille pourrait bien avoir un revers et exposer l’entreprise à des risques de malveillance : réputation entachée par la rumeur, recherches détournées et utilisées par des chalengeurs, avantage concurrentiel ébruité… Comment produire de l’innovation et se prémunir de ce type de risques ? Les entreprises sont à la recherche de l’équilibre.

  •  Ressources humaines (4 novembre 2014)
    Ressources humaines

    Quand l’entreprise investit en accueillant de nouveaux arrivants, elle a tout intérêt à diffuser les bons messages de prévention qui profiteront tant aux salariés qu’à toute l’organisation elle-même. des actions à formaliser par des sensibilisations, voire des formations, et un accueil personnalisé au poste de travail. Les exemples de grandes organisations comme le ministère de l’intérieur, de la défense ou encore la société 3m France sont bons à prendre. Parmi les risques psychosociaux auxquels les entreprises sont aujourd’hui de plus en plus attentives, on a vu émerger récemment le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, touchant notamment les cadres mais aussi nombres d’autres fonctions. savoir repérer, reconnaître, prévenir et réagir face à ce nouveau fléau est le prochain défi des entreprises durables. autre défi que celui d’agir face au salarié dangereux pour lui-même comme pour les autres dans l’entreprise. c’est parfois une nécessité, pour l’employeur confronté à ce problème, d’avoir recours au licenciement pour faute grave. mais le risque de recours à la juridiction prud’homale n’est jamais très loin. La jurisprudence laisse entrevoir des pistes. La prévention du vol interne à l’entreprise, souvent très coûteux, doit mener celle-ci à ne pas se laisser tromper par les apparences et parfois à savoir remettre en cause sa propre organisation.

    Marc Bohy

  • Nouveaux embauchés : une sécurité accueillante (1586 mots)

    Sensibiliser et former à la sécurité et à la prévention dès le premier pas dans l’entreprise est primordial tant du point de vue des salariés que de celui de la direction ou du management. Pour autant, il faut que soit formalisés les messages qui sont délivrés et vérifiée leur bonne compréhension.

  • Burn-out : des solutions individuelles et collectives (1161 mots)

    Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, prend une place de plus en plus importante au sein des risques psychosociaux. Comment le prévenir, comment réagir ? Éléments de réponse avec Valérie Langevin de l’INRS.

  • Agir face aux salariés dangereux (1514 mots)

    Le licenciement du collaborateur dangereux, qui peut parfois représenter une vraie mesure de prévention des risques professionnels, peut aussi se heurter à l’opposition des Prud’hommes. Quelques cas de jurisprudence pour illustrer les moyens à disposition des employeurs.

  • Vol interne : entre mythes et réalités (1372 mots)

    Il pourrait coûter environ 1,1 Mrd € chaque année1, le vol en entreprise cache une réalité plus complexe que le simple détournement de valeurs.  Dans certains cas, l’organisation de l’entreprise peut favoriser le passage à l’acte.

  •  La ville et ses risques (1 octobre 2014)
    La ville et ses risques

    Qu’ils touchent aux menaces malveillantes, aux dangers auxquels sont confrontés leurs salariés, aux problèmes d’atteintes à l’environnement, aux vulnérabilités apportées par les nouvelles technologies ou encore à la protection de leur patrimoine, les risques auxquels sont confrontés les gestionnaires des villes peuvent vite être un casse-tête insoluble. La gestion des risques des collectivités permet, par une approche nécessairement globale et une méthodologie éprouvée, de garantir à toutes les parties prenantes la performance attendue. Dans le domaine du risque industriel, la cohabitation entre entreprises et habitants doit faire l’objet, pour la collectivité, d’une attention de tous les instants. Notamment autour des sites Seveso, où les Plans de prévention des risques technologiques (PPRT) font progresser la sécurité mais imposent de nouvelles contraintes sur la population. Face aux risques de malveillance, la vidéosurveillance urbaine passe, dans certaines collectivités, comme l’outil de base d’une gestion répressive de la délinquance. L’argument électoraliste n’aura pas tenu face à la crise économique et aux réductions des budgets des communes : la croissance des ventes a, en quelques années, été divisée par trois. Mais reste positive tout de même. En bonne gestionnaire du patrimoine commun, la collectivité doit montrer l’exemple. La rénovation de l’Hôtel de ville de Paris, vitrine de la municipalité et monument d’un patrimoine plus largement national, se devait d’être exemplaire. Sa rénovation, menée depuis plusieurs années, a conduit à une prise en compte poussée de la sécurité incendie, tout en respectant la valeur architecturale unique de l’édifice.

    Marc Bohy

  • Les collectivités face au défi de la gestion des risques (1557 mots)

    Entre l’émergence de nouveaux risques, la nécessité de davantage communiquer et le virage technologique à ne pas manquer, les collectivités
    locales doivent réorganiser leur façon d’appréhender les risques. Petit à petit, une approche plus globale, soutenue par la direction générale des services,
    est en train de se mettre en place.

  • Risque industriel : la difficile cohabitation (1735 mots)

    Les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) imposent, pour le voisinage des sites à haut risque, des servitudes quant à l’utilisation de l’espace. La cohabitation entre l’installation classée, les habitants et les autres activités économiques devient alors un vrai casse-tête et les collectivités locales sont en première ligne pour répondre aux questions des riverains.

  • Vidéosurveillance urbaine : la dynamique s’essouffle (1285 mots)

    Malgré une volonté politique de la généraliser dans les collectivités territoriales, la vidéosurveillance urbaine fait les frais des économies budgétaires.

  • Sécurité incendie cinq étoiles pour l’Hôtel de ville de Paris (1665 mots)

    Discret et efficace. C’est ce que l’on demande à un concept de sécurité incendie dès lors qu’il assure la protection d’un édifice aussi prestigieux. Quatre années, vingt millions d’euros, une véritable dynamique inter-services et beaucoup d’ingéniosité auront permis d’offrir, à l’Hôtel de ville de Paris, un haut niveau de sécurité incendie.

  •  Formation (1 septembre 2014)
    Formation

    En matière de sécurité, rien n’est inné, c’est une évidence. Le législateur ne s’y trompe pas lorsqu’il impose à toute entreprise, avec force obligation de résultat, de former l’ensemble du personnel aux principes de base de sécurité, en matière d’incendie et d’évacuation notamment. on sait également que, pour acquérir ce type de réflexe, le plus tôt est le mieux. Sensibiliser aux risques dès l’école, c’est une mission que les pouvoirs publics, par le biais du monde de l’Éducation nationale, n’ont pas oubliée. elle concerne bien entendu des domaines qui parlent à tous : risques routiers, secourisme, prévention des accidents du travail, mais peut aussi toucher à des domaines plus pointus comme l’incendie. une fois dans l’entreprise, il faut, dans ce domaine spécifique de l’intervention sur sinistre incendie, pouvoir dispenser aux intervenants les bases d’un entraînement opérationnel fondé sur des situations réelles, sans pour autant leur faire prendre des risques inutiles. À côté de cela, l’e-learning, enseignement à distance basé sur le multimédia et l’internet, facilite l’accès aux ressources et aux compétences pour de nombreuses personnes. Pourtant, il comporte, en matière de formation à la sécurité, des limites qui restent encore à dépasser. Pour se former à l’ère du numérique, un outil est très en vogue ces dernières années du fait notamment d’un accès simplifié aux nouvelles technologies, le « serious game », ou jeu sérieux. il permet de mettre en situation les décideurs en matière de sécurité, selon des scénarios aléatoires propres à montrer les difficultés à surmonter lors de crises.

    Marc Bohy

  • Sensibiliser aux risques dès l’école (1580 mots)

    De même que la sensibilisation aux risques domestiques favorise la prévention sur les lieux de travail, la formation aux principes de prévention et de sécurité dès l’enseignement initial des jeunes participe au progrès pour la société tout entière.

  • Entraînement opérationnel : l’expérience du risque (1695 mots)

    Confronter les équipiers de seconde intervention à une variété de scénarios de sinistres réalistes, telle est la mission des formateurs en sécurité incendie.

  • E-learning et formations à la sécurité (1250 mots)

    Le e-learning est l’utilisation des technologies multimédia et de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant l’accès à des ressources et des services, les échanges et la collaboration à distance. Deux avantages pour l’utilisateur : l’individualisation des parcours de formation et l’absence de contraintes horaires.

  • Se former à l’ère du numérique (1211 mots)

    Les formations utilisant des outils virtuels, tel le serious game, connaissent un engouement bien réel rendant attrayante leur dimension sérieuse et permettant de mettre en situation les stagiaires selon des scénarios pré-définis.

  •  Intelligence économique (1 juin 2014)
    Intelligence économique

    Aujourd’hui il n’est plus une entreprise, quelle que soit sa taille, qui puisse ignorer ses vulnérabilités en matière d’intelligence économique. Tout au plus trouvera-t-on des décideurs, Messieurs Jourdain du management, qui en feraient sans le savoir. La protection du patrimoine immatériel des organisations prend corps avec le projet de directive européenne sur le secret des affaires. Avec celui sur le brevet européen et la loi récente (mars dernier) sur la contrefaçon, les entreprises se découvrent de nouvelles armes. Aujourd’hui, nombreux sont les projets d’envergure que ne peuvent supporter seuls tant l’État que les collectivités. Parfois considérés comme la seule alternative, les partenariats public-privé se multiplient. Les processus de passation de marchés publics impliquent des mises en concurrence et une transparence politiquement nécessaires, qui peuvent mettre en danger les entreprises à travers les risques de perte de confidentialité des informations qu’elles sont amenées à dévoiler. La vulnérabilité des systèmes d’information, en matière d’intelligence économique, n’est plus à présenter. Pourtant, aujourd’hui encore, c’est le talon d’Achille des entreprises, que les fuites et pertes de données soient dues à la simple négligence ou à une volonté malveillante. Il existe bien sûr des solutions techniques, mais le facteur humain restera toujours le problème numéro 1 à traiter en priorité.

    Marc Bohy

  • Secret des affaires : de bons crus en perspective (1909 mots)

    Il est parfois des textes de loi comme des vins, certains sont de la piquette tant ils sont mauvais, d’autres sont jeunes et devront évoluer pour arriver à maturité. D’autres lois ont tout du cocktail, mélange d’inspirations diverses faisant perdre toute cohérence à l’impulsion initiale du promoteur du texte. Analyse de textes récents sur la protection du patrimoine incorporel des entreprises.

  • Partenariat public-privé : préserver l’information stratégique (1696 mots)

    Si les partenariats public-privé se sont multipliés ces dernières années, ouvrant la voie à de nouveaux modes de financements des infrastructures publiques, leur passation n’est pas sans risques pour les opérateurs économiques privés.

  • Système d'information : être vigilant sur le facteur humain (2425 mots)

    Les systèmes d’information sont omniprésents et les moyens d’y accéder de plus en plus nombreux et mobiles. La moindre maladresse, inattention ou erreur peut conduire à des fuites avec des répercussions immédiates pour les organisations. Heureusement, il existe des moyens de prévenir ces erreurs humaines.

  •  Risque industriel (1 mai 2014)
    Risque industriel

    Le monde des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) va se trouver bouleversé par la mise en application, dans un peu plus d’un an maintenant, de la directive Seveso 3 pour la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses. Sans que soit révolutionné le fond de la réglementation, elle pourrait, en restructurant en profondeur l’organisation des substances et mélanges dangereux utilisés ou produits, modifier les classements de certaines installations. Une réorganisation que le ministère du Développement durable et l’Ineris ont retranscrite dans leur guide technique sur la nomenclature, outil d’aide au classement des substances et mélanges appuyé sur le règlement CLP et la transposition de la directive. Deux autres nouveautés réglementaires, la directive IED (émissions industrielles) et les garanties financières, peuvent mettre les entreprises en difficultés. C’est le moment de prendre conseil auprès de l’inspection des installations classées pour appliquer au mieux les textes. L’analyse, par le Barpi, des accidents liés aux systèmes automatisés dans les industries à risques, met en exergue des défaillances matérielles bien sûr, mais très souvent en relation avec une intervention humaine. Aussi, pour se préparer au pire, l’exercice est essentiel comme en témoigne le déclenchement d’un Plan d’opération interne (POI) grandeur nature chez STMicroelectronics près de Marseille.

  • Seveso 3, ce qui change (1466 mots)

    Motivée par une nécessaire adaptation au droit international et la volonté de tirer les enseignements de deux accidents particulièrement graves (l’explosion de l’usine AZF de Toulouse en 2001 et celle du dépôt de carburant de Buncefield en 2005), la révision de la directive Seveso a été actée à l’été 2012, pour une application au 1er juin 2015. Autant dire demain !

  • Nouvelle nomenclature : guide d’aide au classement des substances et mélanges (1446 mots)

    Afin d’aider les exploitants d’installations classées à se préparer à la future nomenclature ICPE, l’Ineris et le ministère chargé du Développement durable, en collaboration avec l’UIC et l’Ufip, ont révisé le guide technique d’octobre 2010 pour l’application de la classification des substances et mélanges dangereux à la nomenclature des ICPE. Il intègre les dispositions du règlement CLP et la transposition de la directive Seveso 3.

  • IED, garanties financières : prenez conseil (1237 mots)

    Outre le contrôle, au sein des ICPE, de l’application de la réglementation, les inspecteurs des installations classées ont aussi pour mission d’accompagner les industriels dans la compréhension et la mise en place dans leurs entreprises des nouvelles obligations réglementaires telles que la directive sur les émissions industrielles (IED) ou les textes concernant les garanties financières.

  • Défaillances des automatismes : le système ou l’opérateur ? (1407 mots)

    Si, dans l’industrie, les systèmes automatisés permettent de mieux protéger les travailleurs et d’améliorer les dispositifs de sécurité, l’analyse de leur accidentologie met en relief les défaillances d’origine technique mais aussi humaine.

  • POI grandeur nature chez STMicroelectronics (2173 mots)

    Le fabricant de composants électroniques a organisé un exercice mettant en oeuvre son plan d’opération interne (POI) en collaboration avec le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône.

  •  Développement durable (1 avril 2014)
    Développement durable

    En matière de respect de l’environnement, le premier outil du développement durable, pour les entreprises, c’est la réglementation. Et les récentes évolutions législatives vont dans ce sens en leur donnant des voies vers la maîtrise de leurs émissions polluantes dans l’air, l’eau, les sols, tout en exigeant, de celles qui présentent des risques importants, des garanties financières. Maîtriser mieux son énergie est une nécessité aujourd’hui, imposée par une Réglementation Thermique toujours plus exigeante. C’est aussi une opportunité de trouver et dégager de nouvelles marges de rentabilité, essentielles à la survie de nombre d’organisations en période de difficultés économiques. L’entreprise qui s’inscrit dans une stratégie de développement durable doit, à un moment ou un autre, mettre en oeuvre une politique de responsabilité sociétale des organisations (RSO). Cependant, lorsque sa taille est modeste, c’est souvent une gageure tant l’investissement, humain, technique ou financier, peut paraître colossal. Mutualiser les moyens dans une zone d’activité peut être une solution pour la collectivité et pour les entreprises qu’elle souhaite attirer. Cette expérience d’engagement mutuel responsable en matière de gestion durable a déjà été menée sur des territoires, notamment en Basse puis en Haute-Normandie avec un succès indéniable.

  • La réglementation, outil du développement durable (1418 mots)

    Pour diminuer l’impact des entreprises sur l’environnement, les pouvoirs publics prennent un certain nombre de mesures qui doivent permettre
    de réduire les risques de pollution industrielle. Le renforcement de la réglementation incite les exploitants à contrôler et maîtriser, toujours plus, leurs rejets polluants dans l’air, l’eau et le sol.

  • Être efficace en maîtrisant mieux son énergie (1365 mots)

    Réduire sa consommation d’énergie est un enjeu très prégnant dans les entreprises. Question d’image, question de coût surtout dans
    un contexte de plus en plus dépendant des énergies.

  • Une stratégie sociétale commune en zone d’activité (1304 mots)

    Partager une même vision de la responsabilité sociétale des organisations (RSO) avec sa collectivité d’implantation est pour l’entreprise un moyen de renforcer sa compétitivité tout en contribuant à la valorisation de son territoire.

  • Engagement mutuel responsable (1247 mots)

    S’inspirant des opérations de gestion durable menées en Basse-Normandie depuis 2004, l’association Grandde (développement durable en entreprise) a mené, en Haute-Normandie, une démarche pilote en matière de responsabilité sociétale des entreprises. La communauté d’agglomération Dieppe Maritime et l’AEE (association des entreprises du Parc Eurochannel) ont adhéré à cette initiative en 2011.

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