Dossiers

     Big data (5 novembre 2015)
    Big data

    Considéré par beaucoup comme l’or noir du 21e siècle, le Big data, ou l’exploitation de données de masse, a commencé par susciter de grands espoirs, mais nombre de ses applications laissent entrevoir des biais non négligeables remettant en cause la fiabilité de ses résultats. Les promesses du traitement de données de masse semblent parfois difficiles à tenir sur le long terme, comme l’a montré le cas de Google Flu Trends, pourtant montré en exemple à la fin des années 2000. La faculté d’analyser des centaines de types de comportements chez des millions d’individus suffi t-elle à prédire celui de tout un chacun ? On semble revenu de cette vision utopiste de l’analyse des données. De plus, les données de masse et le droit ne font pas forcément bon ménage et les juristes ont là un nouveau champ d’actions avec les questions de protection des données, de respect de la vie privée ou de cas de force majeure impliquant la notion de souveraineté nationale. Sans attendre les tribunaux, les entreprises doivent se poser la question des risques que ce sujet fait peser sur leur activité. Pour ne pas faire le rapprochement big data = big dégâts, elles doivent analyser et protéger toutes les données qu’elles laissent, sciemment ou non, à disposition du public. Le souci de la puissance publique de faire profiter chaque citoyen des données dont elle dispose commence à se concrétiser. Mais l’« Open data », cette ouverture des données (à lire sur notre site Internet), ne se fait pas si facilement et nécessite au préalable l’identification, le recensement, la tarification et la mise à disposition des données.

  • Ouvrir les données : pas si simple (1749 mots)

    Discrète jusqu’alors, la France a retroussé ses manches et s’est hissée, en 2014, du 16e au 3e rang mondial de l’Open data Index (après le Royaume-Uni et le Danemark) qui évalue chaque année la disponibilité des données publiques sur le plan international. La France change donc de statut. D’une mention passable, elle accède au podium, reconnue par ses pairs pour sa « French touch ». On peut désormais parler d’« open data à la française ».

  • Traitement de données, entre promesses et vérités (1476 mots)

    La compilation puis l’exploitation de données de masse, autorisées par le recours à des outils informatiques de plus en plus perfectionnés, nous ont promis, et promettent encore parfois, des fonctionnalités redoutablement efficaces. Cependant, les résultats obtenus ne seraient pas toujours probants. Poudre aux yeux ou modèles à affiner ?

  • Les données de masse face au droit (1555 mots)

    Les tâtonnements des juristes face au big data rappellent ceux qu’ils éprouvaient déjà il y a une vingtaine d’années face à Internet : difficulté à appréhender la matière, absence de règle spécifique qui conduit à se retrancher derrière le droit commun. Puis, pour Internet, sont apparues des règles spécifiques et le droit est désormais bien établi. Celui du big data subira sans doute la même évolution.

  • Big dégâts ? Big débat… (1580 mots)

    Les données, leur amoncellement et leur exploitation sont un nouvel eldorado et une promesse d’efficience, notamment pour la sécurité. Mais attention, ces données peuvent aussi vous trahir. Bienvenue dans un monde ouvert.

  •  La sécurité est-elle économique ? (1 octobre 2015)
    La sécurité est-elle économique ?

    La maîtrise des risques est encore trop souvent considérée en entreprise comme une dépense, au mieux nécessaire, souvent obligatoire lorsque la réglementation s’en mêle. Aussi est-il bon de rappeler l’impact positif des actions de prévention et investissements en protection sur la performance économique de toute organisation. Et faire du calcul du coût du risque, un outil stratégique pour convaincre investisseurs et directions générales. En abordant la question par l’estimation du coût global du risque, le risk manager se donne des arguments pour convaincre. En matière de gestion des ressources humaines, par exemple, l’entreprise qui aura su faire de la maîtrise des risques RH un levier de performances, marquera sa différence sur son marché. La sécurité un coût ? Mais les manquements à la sécurité aussi en sont un, que l’on aurait tort d’ignorer tant ce coût peut obérer la réussite, voire la pérennité même de l’entreprise. Poussées par les obligations de résultat toujours plus fortes pour les entreprises, les dépenses de sécurité sont très dépendantes de la baisse du coût des matériels et, a contrario, de l’augmentation des coûts humains.

  • Coût du risque, un outil stratégique (1967 mots)

    L’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) a publié, en juin 2014, l’Indicateur du coût de traitement des risques assurables. L’outil permet d’appréhender le coût global du risque et fournit aux risk managers une grille d’analyse sur laquelle travailler avec leur direction.

  • La maîtrise des risques RH, levier de performances (988 mots)

    Sur des marchés saturés, dans des économies stagnantes et face à une concurrence qui s’internationalise, les entreprises cherchent à se démarquer. À cet effet, la gestion des ressources humaines constitue un élément clé de différenciation sociale et économique.

  • Manquements à la sécurité : une addition parfois salée (1768 mots)

    Les entreprises sont soumises à une réglementation extrêmement rigoureuse dans divers domaines. Au premier rang de ces obligations figure l’obligation de sécurité à laquelle l’entreprise est tenue vis-à-vis de ses salariés et des tiers. Les mesures mises en oeuvre afin de respecter cette obligation, mais également les conséquences de la réalisation d’un risque, peuvent dans certains cas engendrer un coût financier conséquent.

  • Dépenses de sécurité : une question aux multiples facettes (1590 mots)

    Le coût de la sécurité est impacté par de nombreux facteurs parfois difficiles à anticiper. Et les exigences de qualité prennent souvent le pas sur les contraintes budgétaires.

  •  Vivre avec le cyber-risque (7 septembre 2015)
    Vivre avec le cyber-risque

    S’il est un sentiment partagé par tous c’est bien l’inquiétude suscitée par les formes que pourraient à l’avenir prendre les cyber-risques ou plus généralement ceux liés aux systèmes d’information. Et il devient très difficile de faire la part des choses entre catastrophisme et angélisme. Cette emphase généralisée dans les entreprises, grandes ou petites, se traduit cependant par un marché porteur pour les entreprises de cybersécurité. L’aspect transversal et universel de la menace qui touche aussi bien particuliers, entreprises, collectivités ou États fait que ce secteur croît à une moyenne de 8 % par an depuis dix ans. Si les exemples de dommages ne sont pas légions, il en est des emblématiques comme l’a été la cyberattaque de Sony Pictures fin 2014. Huit semaines d’interruption du système d’information de l’entreprise, 100 téraoctets de données dérobées, comprenant les informations personnelles sur les 47 000 salariés, un impact médiatique considérable en font le sinistre référence du moment. Du point de vue de ce risque émergent et évolutif, la vulnérabilité des installations industrielles est grande, tant les technologies de l’information ont progressivement investi toutes les strates productives. Automates programmables, capteurs, logiciels de supervision et autres outils de maintenance à distance sont autant de portes d’entrée dont il faut savoir gérer les accès. Enfin, les entreprises doivent maîtriser leur e-réputation, c’est-à-dire ce qu’on dit d’elles sur Internet pour que celui-ci ne devienne pas une vitrine de contre-communication. Cela passera par la surveillance des réseaux et la sensibilisation du personnel, voire des actions en justice si nécessaire.

  • Cybersécurité : un marché porté par des menaces grandissantes (1435 mots)

    La multiplication des actes de cybercriminalité incite les directions informatiques à prendre des mesures de protection plus strictes. Une prise de conscience s’est opérée, dont profitent les spécialistes de ce secteur.

  • Sony, décryptage d’une cyberattaque emblématique (1053 mots)

    Fin 2014, Sony Pictures Entertainment, filiale américaine du géant japonais, subissait une attaque de hackers résultant en un piratage massif de ses données et une indisponibilité de ses serveurs. Les États-Unis ont accusé la Corée du Nord d’être le commanditaire de cette attaque.

  • Quelle vulnérabilité pour les systèmes industriels ? (1593 mots)

    La production de l’industrie dans toutes ses dimensions s’appuie sur des équipements qui, en évoluant au fil du temps, ont de plus en plus souvent fait appel aux technologies de l’information et de la communication, se trouvant confrontés à des vulnérabilités nouvelles, rarement anticipées, combinées à l’évolution des menaces elles-mêmes.

  • E-réputation, une vitrine à protéger (1099 mots)

    La maîtrise de la réputation des entreprises, essentielle à sa gestion des risques, est aujourd’hui indissociable d’une surveillance des réseaux sociaux et de l’Internet, d’une sensibilisation impliquant tous les membres du personnel et d’actions de répression lorsqu’elles sont possibles.

  •  Prévoir le risque naturel (1 juin 2015)
    Prévoir le risque naturel

    S’il est un domaine pour lequel l’être humain se sent toujours peu préparé c’est bien l’aléa naturel. Imprévisible est le qualificatif qui ressort souvent. Pourtant si l’on a fait beaucoup pour la réparation et la résilience des collectivités et de leurs populations, la prévision a fait elle aussi d’importants progrès. Interpréter les signaux faibles est la clé de cette prévision qui permettra de sauver personnes et biens le moment venu. Cette interprétation, qui conditionne largement les prises de décision, est dépendante du facteur humain et, de ce fait, répond à des questions d’ordre psychologique dont il est nécessaire de tenir compte et qu’il faudra croiser avec les notions d’acceptabilité du risque et de communication. Même si cela semble une action a posteriori, l’analyse des coûts des inondations peut, si elle est menée avec rigueur, conduire à mieux connaître le risque à venir et anticiper sur les actions de prévention. Des leçons tant au plan local que national voire global peuvent en être tirées. La détection des séismes en temps réel serait-elle précurseur d’une véritable prévision de ce risque éminemment soudain ? Les nouvelles technologies de communication et les réseaux sociaux permettent aujourd’hui une réactivité exceptionnelle propre à sauver des vies. De même, prévoir les coups de foudre pour en préserver hommes et installations est une vraie nécessité pour les entreprises industrielles comme pour les collectivités. À leur disposition, les techniques spécifiques ont évolué, tant sur la détection du phénomène lui-même que dans le traitement des informations et leur transmission.

  • Comment interpréter les signaux faibles en matière de risque naturel ? (1387 mots)

    Les risques naturels sont infinis et imprévisibles, mais l’entreprise doit les intégrer dans ses plans de continuité d’activité. Comment peut-on passer des signaux faibles aux plans d’actions ?

  • Analyser les coûts des inondations pour mieux connaître le risque à venir (1584 mots)

    Même si l’exercice peut avoir parfois mauvaise presse en période de sinistre, l’étude statistique des coûts des dommages causés par les inondations sur un territoire permettrait, selon l’étude menée, d’anticiper les enjeux pour les collectivités dans leurs choix d’urbanisation.

  • Des séismes détectés en temps réel (1368 mots)

    Si les tremblements de terre résistent toujours aux tentatives de prédiction, média sociaux, smartphones et technologies de communications accélérèrent le diagnostic après un fort séisme, améliorent l’information distribuée au public et pourraient même demain contribuer à réduire l’impact humain de ces catastrophes !

  • Peut-on s’attendre au coup de foudre ? (1134 mots)

    S’il est, parmi les manifestations naturelles dangereuses, un événement qui paraît difficile à prévoir tant il est soudain, c’est bien l’orage et les coups de foudre qu’il génère. Pourtant, comme dans la science météorologique dans son ensemble, des progrès importants ont été accomplis ces dernières années dans ce domaine aussi.

  •  Sécurité : quels emplois ? (1 mai 2015)
    Sécurité : quels emplois ?

    La loi du 5 mars 2014 a engagé la réforme de la formation professionnelle que nombre de professionnels attendaient. Avec de nouveaux outils (compte personnel de formation, entretien professionnel, conseil en évolution de carrière…), elle apporte des changements importants, sans toutefois remettre en cause le plan de formation tel qu’il existe déjà dans la plupart des entreprises. L’emploi dans la sécurité n’est plus ce qu’il était mais présente toutefois toujours de nombreuses niches de recrutement, dans des domaines assez ciblés. Ainsi la sécurité électronique est toujours à la recherche de commerciaux et la surveillance recrute des agents plus qualifiés. Métiers différents mais complémentaires, sûreté et sécurité sont de plus en plus assurés par les mêmes personnes et même la réglementation pourrait s’assouplir dans les mois à venir pour répondre à une demande de plus en plus pressante des exploitants d’établissements recevant du public (ERP) comme les centres commerciaux ou les hôpitaux. Faut-il externaliser la sûreté ? Si le recours à l’outsourcing peut, pour une organisation, revêtir un intérêt économique et même parfois une efficacité indéniable, il représente aussi des inconvénients qui peuvent se transformer en risques (méconnaissance du métier de l’entreprise, confidentialité…). Une fois le choix de l’externalisation fait, tout tiendra dans le cahier des charges et l’appel d’offres. 

  • Formation professionnelle, la réforme en 5 points clés (1318 mots)

    Le droit individuel à la formation (DIF) remplacé par le compte personnel de formation (CPF), un entretien professionnel pour faire le point sur son évolution de carrière tous les deux ans, des conseillers en évolution professionnelle à votre disposition… La formation professionnelle change et c’est tant mieux !

  • Sécurité : de multiples niches de recrutement (1116 mots)

    À la différence du début des années 2000, la sécurité n’est plus vraiment créatrice d’emplois en grand nombre aujourd’hui. Néanmoins, elle recrute dans de multiples domaines assez ciblés.

  • Sûreté et sécurité, des métiers différents mais tellement complémentaires… (2006 mots)

    La porosité est de plus en plus de mise dans la sûreté et la sécurité. Les agents utilisent des outils similaires et partagent des postes communs. Leurs responsables ont souvent la double casquette et de nombreux agents sont recrutés avec des formations dans les deux métiers. Comment s’organise cette complémentarité.

  • Externaliser la sûreté sans risque (1333 mots)

    Si la tendance est à l’externalisation des fonctions supports, externaliser la sûreté est-elle souhaitable ? Aux avantages indiscutables s’ajoutent en effet des risques qu’il s’agit de bien mesurer afin de parvenir à une sûreté efficiente.

  •  Flux de personnes (1 avril 2015)
    Flux de personnes

    L’entreprise qui vit a obligatoirement à gérer des mouvements de personnes, qu’il s’agisse de ses propres employés, de ses clients ou fournisseurs, de ses visiteurs dans le cas d’un établissement recevant du public… Ces flux questionnent le responsable de la maîtrise des risques à plusieurs titres qu’il s’agisse de la sécurité des personnes et des biens, comme de la sûreté malveillance. Identifier et caractériser les flux de personnes est le préalable indispensable pour toute personne chargée de la mise en place d’un système de contrôle d’accès. Cela revient à déterminer, hiérarchiser et prioriser les accès de certaines personnes, voire les faciliter parfois et en restreindre d’autres. Ceci, bien sûr dans le respect des libertés fondamentales de chaque individu. Accéder, c’est bien, mais il faut savoir faire sortir les occupants d’un bâtiment, et parfois même en urgence. Pour l’anticiper, on peut avoir recours à la modélisation de l’évacuation. Si les modèles informatiques permettent aujourd’hui la simulation d’un très grand nombre de situations, leur utilisation nécessite des précautions importantes et n’exonère pas de compétences spécifiques, autant du côté des constructeurs que de celui de l’administration qui délivre les autorisations. Situation spécifique que celle de l’évacuation des handicapés en cas d’incendie. La loi accessibilité de 2005 avait entraîné la modification du règlement ERP, puis du code du travail et instauré les espaces d’attente sécurisés (EAS). Il semble qu’on revienne sur cette solution, jugée dès le début comme peu réaliste par certains spécialistes.

  • Modéliser l’évacuation, avec précaution (1246 mots)

    Complémentaire de l’ingénierie de désenfumage, l’ingénierie de l’évacuation des personnes en situation d’incendie est couramment pratiquée à l’international et très peu en France alors que la demande chez les préventionnistes et les exploitants s’accroît. Cette démarche délicate réclame des précautions importantes. Quels sont les modèles existants et permettent-ils une approche sécuritaire de l’évacuation ?

  • Contrôle d’accès : 10 conseils pour identifier et bien catégoriser ses flux (3058 mots)

    Très souvent le contrôle d’accès est renvoyé à son aspect technique : protocoles, supervision, cartes et badges… Or l’aspect humain, identification et gestion des flux, est sans doute le point le plus délicat de tout système. C’est même son socle. Voici dix recommandations pour qu’il ne passe pas à la trappe.

  • Handicapés : évacuer sans attendre ? (1882 mots)

    Les recommandations du rapport de l’administration de juin 2014 sur les espaces d’attente sécurisés (EAS) confortent ceux qui, depuis leur avènement dans la réglementation, les avaient toujours considérés comme une solution inappropriée.

  •  De l'incivilité à la menace (1 mars 2015)
    De l'incivilité à la menace

    Vivre en société implique d’observer des règles. Si beaucoup sont écrites, il en existe de nombreuses, implicitement admises par la majorité mais qui peuvent cependant être transgressées sans craindre de sanctions, au risque de voir se détériorer un climat dans les lieux publics, les collectivités ou les entreprises. Celles-ci ne peuvent aujourd’hui ignorer les incivilités, ce mal difficile à cerner, antichambre de la menace malveillante. Elles doivent faire l’objet, de la part des organisations concernées, de vraies stratégies incluant actions directes sur les comportements et conception de l’environnement de vie, mettant en oeuvre notamment des principes de prévention situationnelle. Pour les entreprises amenées à gérer du public, les incivilités doivent être des signaux à ne pas négliger, tant l’impact sur leur personnel, voire sur leur clientèle, peut être dévastateur. De grandes organisations comme La Poste ou la SNCF ont depuis longtemps pris le taureau par les cornes en mettant en place une stratégie faite de recueils d’accidents et incidents, de données de la médecine du travail, de plaintes… suivie bien sûr d’actions correctives. En milieux de soins, le phénomène est particulièrement prégnant, lié aux situations de dépendance et de vulnérabilité des patients et à la situation de soignants parfois esseulés. Face à ce fléau, quelle place pour la formation ? Comme pour la gestion des risques de malveillance et d’agression, il faudra aborder la crise « incivilité » de manière pluridisciplinaire, impliquant par exemple sensibilisation et formation des personnels sous la forme de jeux de rôles.

    Marc Bohy

  • Incivilité : un mal difficile à cerner (1760 mots)

    L’incivilité est une notion « fourre-tout » qui n’a pas la même définition d’une personne à l’autre. Face aux comportements déviants qui entrent dans son champ, des stratégies sont élaborées pour réduire le sentiment d’insécurité qu’ils provoquent.

  • Incivilité : Des signaux à ne pas négliger (1236 mots)

    Refus d’attendre son tour, insultes, menaces voire coups, le spectre des incivilités est large. Si la plupart des faits présentent un caractère peu grave, de nombreuses entreprises et grands services publics en font le constat : la répétition d’incivilités affecte leurs équipes et leurs missions. Certains se sont emparés de la problématique et s’attaquent aux causes plutôt qu’aux symptômes.

  • Incivilité : Les milieux de soins en souffrent aussi (591 mots)

    Un patient qui pousse un soignant contre un mur, un parent qui s’énerve aux urgences, deux résidants qui s’insultent, les établissements de santé doivent faire face, chaque jour, à des incivilités et violences nombreuses .

  • Incivilité : Quelle place pour la formation ? (1572 mots)

    Quand il s’agit de s’attaquer au problème des incivilités en entreprise, les questions ne manquent pas de surgir. Comment sensibiliser le personnel ? À quel moment intervenir ? Avec quels moyens ? Les réponses dépendent toujours du contexte.

  •  Drones (1 février 2015)
    Drones

    Incontournables. C’est ainsi que l’on décrit aujourd’hui ces engins de demain. Les risques liés au matériel lui-même ne sont pas des moindres, comme le rappelle l’infographie qui ouvre ce dossier : risques de chute ou de collision, risques liés à l’alimentation, possibilités de coupure de liaison ou de prise de contrôle… Comme beaucoup d’autres secteurs avant elle, la sécurité s’intéresse aux drones qui vont lui permettre d’étendre le champ de ses applications et donc l’efficacité des mesures prises. Surveillance et intervention face aux feux de forêts, pour le secours à personnes en détresse, inspection d’ouvrages d’arts, contrôles de bâtiments, surveillance à distance de sites, de voies ferrées… des applications multiples, mais des risques aussi d’intrusion d’espaces privés ou réglementés, comme l’expérimente régulièrement EDF. C’est pourquoi il est urgent de définir le cadre juridique des drones. Celui-ci en est encore à ses débuts, même si les textes – anciens – réglementant l’espace aérien s’appliquent à eux. Leur conception, leur exploitation, leur pilotage font aujourd’hui l’objet d’obligations précisées par les arrêtés d’avril 2012. Tout ceci concourt au fait que le marché des drones civils voit les applications en sécurité et surveillance se multiplier, laissant augurer d’ici à cinq ans une part de près de 20 % des ventes pour ce secteur.

  • Drone, un éventail de risques associés au matériel (809 mots)

    Alors que plusieurs entreprises expérimentent encore les engins et cherchent des applications, les drones n’ont pas attendu pour faire parler d’eux et faire courir des risques. Voici leurs principaux atouts et leurs faiblesses.

  • La sécurité, prétendante au drone (1212 mots)

    Longtemps réservés à un usage exclusivement militaire, les drones investissent petit à petit le ciel. Performants dans la surveillance de sites, ils intéressent en particulier les professionnels de la gestion des risques mais aussi les pompiers et la sécurité privée.

  • Droit des drones, entre fantasme et réalité (1793 mots)

    Face à un développement ultra rapide de l’utilisation des drones dans des applications civiles, la réglementation peine à suivre. Il existe pourtant déjà nombre de textes qui encadrent ces matériels et l’usage qu’on en fait.

  • Drones de sécurité : un marché très prometteur (978 mots)

    La sécurité et la surveillance sont les domaines d’application des drones civils qui devraient progresser le plus vite d’ici 2020. Mais les obstacles sont encore nombreux.

  •  Panorama des risques (1 janvier 2015)
    Panorama des risques

    Du retour d’expérience aux bonnes pratiques en passant par la cartographie des risques, l’organisation et la conformité réglementaire, sans oublier l’appui des technologies, tel est le voyage que nous vous proposons ce mois-ci, à travers ce dossier de la rédaction. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), un incontournable aujourd’hui, ne serait pas possible à atteindre sans un ensemble cohérent d’actions de maîtrise des risques, comme nous vous l’avons démontré au fil des numéros et continuerons de le faire dans les mois à venir. La santé et la sécurité au travail nous fait parler de risques routiers, de pénibilité, de risques psychosociaux, de préjudice d’anxiété. L’environnement nous amène à aborder changement climatique, risques technologiques, directive Seveso, catastrophes naturelles et risques Natech. L’incendie continue de nous mobiliser à travers évolutions réglementaires, sécurité dans les établissements recevant du public (ERP), sprinkleurs ou feux domestiques. La malveillance enfin nous a fourni de nombreux sujets passés et à venir, comme les risques de vol ou de braquage, les incivilités et les agressions, les cyber-risques… Pour illustrer l’importance de ces sujets, nous les accompagnons au long des pages de ce dossier de chiffres et statistiques qui permettent une mesure fiable de la concrétisation des risques pour les entreprises.

    À l’heure où nous bouclons ce numéro, nos confrères de CHARLIE HEBDO se sont fait sauvagement assassiner au sein même de leur journal. Si le risque terroriste n’est pas abordé spécifiquement dans ce dossier, nous ne manquerons pas d’y revenir dans les mois à venir.

    Dossier rédigé par Gaëlle Carcaly, Valérie Dobigny, David Kapp et Marc Bohy. Illustrations : Caractère B.

  • Panorama des risques (4982 mots)

    Du retour d’expérience aux bonnes pratiques en passant par la cartographie des risques, l’organisation et la conformité réglementaire, sans oublier l’appui des technologies, tel est le voyage que nous vous proposons ce mois-ci, à travers ce dossier de la rédaction.

  •  Nanotechnologies : amies ou ennemies ? (1 décembre 2014)
    Nanotechnologies : amies ou ennemies ?

    Elles font régulièrement parler d’elles et on nous prédit fréquemment une utilisation de plus en plus généralisée des nanotechnologies, tout en mettant en balance les nombreuses incertitudes quant à leur impact sur notre santé. Les opportunités et les risques que représentent les nanomatériaux doivent être bien étudiés pour faire des innovations qui permettent un investissement durable. Car si les utilisateurs innombrables de ces produits sont concernés, il faut avant tout, face à ces nouveaux dangers, protéger les salariés qui vont les fabriquer ou les transformer. Et pour ce faire, il faut caractériser ces dangers au sein de recherches structurées. Les risques d’incendie que présentent les nanoparticules, lorsqu’elles sont combustibles, ne sont pas anodins, puisqu’on connaît bien l’augmentation du phénomène lorsque des produits en poudre fine sont concernés. En l’absence de retour d’expérience, les recherches sur pilotes peuvent permettre d’avancer. Enfin, les nanotechnologies peuvent être synonymes de difficultés lorsqu’il faut conjuguer transparence et confidentialité des déclarations obligatoires. Comment concilier les impératifs d’intelligence économique liés aux secrets de fabrication et la transmission nécessaire des propriétés et composants des matériaux dans la prévention des risques au travail ou dans l’environnement.

    Marc Bohy

  • Opportunités et risques du nanomonde (1129 mots)

    Les nanomatériaux représentent un enjeu économique et technologique majeur pour les entreprises. Si leur taille nanométrique leur confère des propriétés spécifiques à l’origine de nombreuses innovations, des questions restent en suspens quant à leurs effets sur l’homme et l’environnement.

  • Protéger les salariés face aux dangers de l’infiniment petit (1398 mots)

    Sans information précise sur les dangers des nanomatériaux, il est difficile de prévenir les risques pour les personnes au contact de ces produits. La recherche étudie la question.

  • Incendie : small is not (so) beautiful (1380 mots)

    Parmi les risques liés aux nanoparticules se trouvent, pour celles qui sont combustibles, l’incendie ou l’explosion. Amplifiés par la division du matériau, ces phénomènes, déjà bien connus avec les explosions de poussières, pourraient nécessiter une maîtrise des risques renforcée pour les nanoparticules. Des chercheurs y travaillent.

  • Déclaration : entre transparence et confidentialité (1000 mots)

    Les innovations technologiques autour des nanomatériaux et des nanotechnologies sont prometteuses. Pour les entreprises qui s’y aventurent des profits conséquents sont attendus. Mais la médaille pourrait bien avoir un revers et exposer l’entreprise à des risques de malveillance : réputation entachée par la rumeur, recherches détournées et utilisées par des chalengeurs, avantage concurrentiel ébruité… Comment produire de l’innovation et se prémunir de ce type de risques ? Les entreprises sont à la recherche de l’équilibre.

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