Embrasement généralisé éclair (EGE) lors de feux de forêt

Date de publication : 01/02/2005  |  Auteurs : Geoffroy Carbonell Élève-ingénieur de l’Ecole des Mines d’Alès Jean-Paul Monet Chef du groupement centre du Sdis 13 Jean-Jacques Bozabalian Officier supérieur à l’état major de la zone de défense et sécurité civiles sud Gilles Dusserre Enseignant-chercheur de l’École des Mines d’Alès, responsable de mastère Luc Jorda Directeur du Sdis 13

Photo SDIS 26
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Par temps chaud, les plantes se refroidissent par évapotranspiration c’est-à-dire en évaporant, par les stomates de leurs feuilles et de leurs aiguilles, l’eau qu’elles prennent dans le sol par leurs racines. A cette transpiration, se mêlent les COV (composés organiques volatils) en quantités infimes qui donnent à l’air des sous-bois et de la garrigue ces odeurs aromatiques pittoresques, typiques des régions méditerranéennes et sans danger d’explosion en général car ils sont très dilués dans un air plus ou moins humide. Quand sévit la sécheresse et/ou quand un front de flammes se rapproche, les plantes ne trouvent plus d’eau en quantité suffisante dans le sol, elles évaporent davantage de COV pour tenter de se refroidir et la densité des COV dans l’air sec peut déjà devenir dangereuse, avec des risques d’explosion. Leur odeur devient alors plus forte. A proximité du front du feu, aux COV peuvent se mêler les gaz de pyrolyse dégagés par la combustion des végétaux, gaz eux aussi très...
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Article paru dans Face au Risque n°410 - février 2005 -

Prix de l'article : 7 €
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