Sélection de produits octobre 2017

Date de publication : 04/10/2017  

Gaz d'essai en aérosols : quelle alternative au HFC 134A ?

Utilisés notamment dans les aérosols permettant de tester les détecteurs d’incendie, les gaz propulseurs de type HFC (hydrofluorocarbures) vont être massivement interdits en France au 1er janvier 2018. Antoine Giret, responsable division Aérosol chez Tec-Industries – iBiotec, détaille la mesure et présente la solution alternative développée par son entreprise.

Antoine Giret

Quelles sont les utilisations des gaz HFC ?
Antoine Giret. Les fluides frigorigènes sont principalement utilisés dans les climatisations et les systèmes frigorifiques, et, à plus petite échelle, comme propulseur dans les aérosols, les gaz d’extinction, la formation des mousses d’isolation et de garniture. Économiquement, ça représente un secteur très large.

Dans quel contexte survient cette interdiction des HFC ?
A. G. C’est la suite logique du protocole de Montréal, signé en 1987. Cet accord visait la réduction progressive puis l’élimination totale des substances responsables du trou dans la couche d’ozone. Il concernait au premier chef les gaz fluorés de type CFC (chlorofluorocarbures). Ces derniers ont été remplacés progressivement par les HCFC (hydrochlorofluorocarbures), eux-mêmes interdits en 2007, puis finalement par les HFC. Car, progressivement, a été mis en avant le deuxième impact négatif de ces fluides frigorigènes : une contribution considérable au réchauffement climatique. Afin de réduire de 2/3 les émissions de gaz à effet de serre fluorés d’ici 2030 et sous la pression de la France, l’Europe a mis en place le règlement UE 517/2014, qui s’est traduit par l’entrée en vigueur de la directive F-Gas au 1er janvier 2015. Elle prévoit l’interdiction des gaz fluorés ayant un PRP (potentiel de réchauffement planétaire) supérieur à 150 au 1er janvier 2018. Ce qui est le cas du HFC 134a.

Quelles sont les solutions alternatives ?
A. G. Certains fabricants d’aérosols se sont tournés vers le HFC 152a. Ce gaz fluoré fonctionne très bien, mais il a deux handicaps : il est extrêmement inflammable et il présente un PRP non négligeable de 124. C’est une solution intermédiaire qui n’a pas un grand avenir, dans la mesure où l’interdiction totale des HFC a été programmée par l’amendement au protocole de Montréal signé en 2016 par 197 pays. De notre côté, Tec Industries fabrique principalement des aérosols à base de CO2. C’est un très bon substitut aux HFC : il est d’origine naturelle, non-toxique alimentaire et surtout ininflammable. De plus, il permet de contenir une plus grande quantité de produit actif. Son seul défaut est de ne pas permettre le vidage rapide des aérosols puisqu’il est utilisé dans les boîtiers en très faible pourcentage, de l’ordre de 3 %. Certaines applications nécessitant une importante réserve de gaz, nous nous sommes tournés vers un gaz fluoré de 4e génération, le HFO (HydroFluoro-Oléfines), qui a de nombreux avantages : il n’a aucune incidence sur la couche d’ozone, il présente un PRP négligeable (proche de 1), il est ininflammable et non-toxique. C’est un gaz liquéfié et il offre par conséquent une réserve de gaz suffisante pour les usages comme dépoussiérant ou test de détection incendie.

Et du côté du coût, comment se situe le HFO ?
A. G. C’était l’un des inconvénients du HFO. La mise en place de la directive F-Gas, avec sa politique de quotas, a entraîné une situation de pénurie pour le HFC 134a. Son prix a été multiplié par 3 en 1 an, pour atteindre un coût similaire à son substitut, le HFO. Depuis 6 mois, nous sommes capables de proposer des produits sous HFO à nos clients.

Propos recueillis par B. J.

Tilt Import

Tilt Import présente le système de détection engin-engin : CAM (Collision Avoidance Module). La technique champ magnétique basse fréquence a été utilisée pour que deux chariots en risque de collision puissent être alertés du risque imminent d’accident. Quand un engin équipé du CAM rentre dans le champ magnétique basse fréquence émis par un autre CAM installé sur un autre engin, les deux conducteurs sont avertis en même temps par une alerte sonore et visuelle du risque d’accident. Une série de bips rapides est alors émise pendant 2 secondes dans chacune des deux cabines.

Kaspersky Lab lance la solution Kaspersky DDoS Protection Connect dédiée aux PME. Elle ne nécessite ni personnel dédié, ni matériel complexe et onéreux. En cas d’attaque DDoS, quelle que soit son intensité ou sa complexité, la solution filtre les requêtes indésirables dans des centres de nettoyage du trafic réseau. Le trafic entrant à destination des services du client peut être canalisé en permanence à travers des centres de nettoyage. L’entreprise modifie son adresse IP de sorte que le trafic soit nettoyé avant d’atteindre ses ressources. En abaissant le seuil de volume de trafic et le nombre de ressources à protéger, Kaspersky Lab réduit le coût de protection des petites entreprises.

Dräger

Le détecteur Flame 2000 de Dräger, équipé d’outils avancés d’analyse des flammes, détecte les feux de combustibles et gaz d’hydrocarbures. Il est capable de transmettre une alarme rapidement en présence de flammes à 4,5 μm et de résister aux fausses alarmes dues à d’autres sources infrarouges (projecteurs solaires IR…). Le Flame 2000 résiste aux intempéries. Il offre de nouvelles fonctions (optique chauffée pour éliminer gel et condensation, protocole Hart pour la communication numérique), des besoins énergétiques réduits et un design compact et léger.

Le groupe pharmaceutique Aspen réorganise la gestion des alarmes de son site de production de Notre-Dame-de-Bondeville (76). L’activité des rondiers, les dispositifs Dati et les alarmes techniques sont intégrées à la plateforme logicielle Ascom Mercury qui centralise les signalements d’incidents et se connecte sur différentes sources. Grâce à l’application Smartconnect,l es agents communiquent où qu’ils soient à travers le réseau wifi interne du site d’Aspen. Les rondiers démarrent leurs rondes depuis leur smartphone. Lors de leur parcours, ils scannent des balises NFC sur certains de leurs points de passage clés, et informent, en temps réel le PC sécurité.