Tempête Zeus : les pertes réévaluées

Date de publication : 12/06/2017  |  Bernard Jaguenaud

Crédit : Wikimedia - Doris Thomas
Crédit : Wikimedia - Doris Thomas

Elle avait traversé la France début mars 2017 en causant deux morts et provoquant de nombreux dégâts. 600 000 foyers avaient été privés d’électricité, du jamais vu depuis l’épisode venteux de 1999. La tempête Zeus vient de voir son bilan réévalué par l’organisme indépendant Perils.

Ce dernier a en effet fournit début juin 2017 sa deuxième estimation des pertes encourues par les professionnels de l’assurance, s’élevant à un total de 269 millions d’euros. A noter que les premiers chiffres d’avril 2017 estimaient les pertes matérielles à 192 millions d’euros. Une troisième estimation sera produite début septembre 2017.

 

Tempête et catastrophe naturelle

Rappelons que malgré la puissance des vents enregistrés par Météo France, notamment sur la façade ouest de la France (des pointes à 193 km/h ont été relevées en Bretagne), cette tempête n’a pas été classée au titre des catastrophes naturelles au regard de l’article L122-7 du code des assurances.

En effet, à part les vents cycloniques de grande ampleur (supérieurs à 145 km/h en moyenne sur 10 mn ou 215 km/h en rafales), les tempêtes n’entrent pas dans le champ du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles créé par la loi du 13 juillet 1982 (tout comme la grêle, la neige et le gel).

 

Zeus après Egon…

La France avait déjà était touchée par la dépression Egon en janvier 2017 (ainsi que la Belgique et l’Allemagne), accompagnée d’intenses rafales de vent (146 km/h enregistré à Dieppe, 147 km/h à Amiens), de fortes pluies et de chutes de neige.

A côté des dégâts matériels, le phénomène météorologique avait causé la mort de trois personnes en Europe (dont une femme en France, tuée par un arbre déraciné dans son jardin). Dans son estimation de deuxième niveau, l’organisation Perils avait évalué les pertes à 234 millions d’euros pour l’ensemble des pays touchés.

 

…mais aussi Kurt, Leiv, Marcel.

A noter que depuis début 2017, une grande partie du territoire français a été balayé par des tempêtes localisées d’importance modérée à forte, comme Kurt (nord ouest), Leiv (ouest) ou Marcel (sud).

Avec le réchauffement climatique, les scientifiques s’attendent à une multiplication d’épisodes climatiques exceptionnels. Une augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas naturels à laquelle se prépare la profession de l’assurance.