Journée nationale de l’audition : améliorer le port des protections auditives

Date de publication : 08/03/2018  |  V.D.

Crédit : Honeywell Industrial Safety
Crédit : Honeywell Industrial Safety

À l’occasion de la journée nationale de l’audition, le 8 mars 2018, l’association JNA a publié avec l’association France Acouphène et la Fondation pour l’audition une enquête nationale sur les acouphènes et l’hyperacousie.

Une enquête nationale Ifop réalisée en février 2018 pour l'association JNA sur les risques auditifs révèle que :

  • 28 % des français de 15 ans et plus déclarent souffrir d’acouphènes;
  • 10 % d’entre eux les ressentent fréquemment ou en permanence;
  • cette gêne auditive est évaluée à 5,10/10 chez les 25-34 ans, la tranche d’âge la plus concernée par ce risque (la moyenne étant de 4,20/10).

Impact sur le lieu de travail

38 % des répondants considèrent que la cause de leurs acouphènes provient d’un traumatisme sonore dans le cadre professionnel (contre 54 % en 2014), alors que 40 % estime qu'ils sont liés à un traumatisme de la vie quotidienne (contre 29 % en 2014).

27 % déclarent que les acouphènes ont un impact sur la vie professionnelle. Ils provoquent :

  • des difficultés de compréhension (86 %) et de concentration (84 %);
  • de l’anxiété (77 %);
  • des troubles du sommeil (73 %).

Face à ce constat, le fabricant d’équipements de protection auditifs Honeywell Industrial Safety s’associe à cette journée pour sensibiliser les entreprises et leurs salariés contre la perte auditive due au bruit au travail, et notamment sur la vérification du port des protections auditives.

Honeywell milite pour l'obligation des tests d’ajustement des protections auditives

Dans un communiqué, il regrette que le test d’ajustement des protections auditives, appelé également test d’étanchéité, ne soit pas obligatoire alors qu’une simple procédure de formation individuelle est nécessaire pour vérifier si un travailleur porte correctement ses protections auditives. « Cette absence de contrainte légale implique que cette formation, pourtant rapide, n'a malheureusement pas été largement adoptée par les employeurs. Les développements récents dans l'industrie de la sécurité suggèrent que cela pourrait changer dans un proche avenir. »

Honeywell souligne que l’obligation d’imposer ces tests permettrait d’éviter les acouphènes, qui peuvent souvent être le résultat d’EPI mal ajustés.

« Cela encouragerait les employeurs à faire de cette pratique de formation une partie intégrante de leurs stratégies de conservation de l'audition au lieu de se fier entièrement au SNR [« single number rating », indice théorique du facteur de protection], qui reste actuellement la méthode la plus populaire pour identifier les niveaux d'atténuation. Le SNR est une valeur basée sur la population. Il fournit une estimation très approximative de l'atténuation potentielle qui peut être obtenue à partir de l'EPI lorsqu'il est utilisé correctement », ajoute le fabricant.

Il recommande l’évaluation en « one-to-one » pour déterminer les niveaux d'atténuation individuels qui s'avèrent plus précis avec l'intégration des systèmes de test d'ajustement automatiques.

Lors d’une précédente enquête Ifop datée de 2016, l’association JNA avait révélé que le bruit au travail pouvait causer une perte de productivité pour l’entreprise de 3 840 € par actif et par an.