Il y a 75 ans… Nuit d’horreur au Cocoanut Grove

Date de publication : 24/11/2017  |  M.P.

Trop de personnes, trop de matières combustibles, trop peu de sorties. Tout ceci a contribué à cette nuit d’horreur. Crédit : Boston Pictorial Archive/United States/Army/Signal Corps
Trop de personnes, trop de matières combustibles, trop peu de sorties. Tout ceci a contribué à cette nuit d’horreur. Crédit : Boston Pictorial Archive/United States/Army/Signal Corps

Le 28 novembre 1942, vers 22 h 15, un incendie se déclare au Cocoanut Grove, une discothèque de Boston (Massachusetts). 1 000 personnes sont alors présentes dans le nightclub soit 400 de plus que le maximum autorisé par la réglementation. Bilan : 492 morts.

Pour une raison inconnue, le feu est parti dans un salon en sous-sol, s’est rapidement propagé aux décorations puis à l’escalier menant au rez-de-chaussée à l’entrée principale, avant de s’attaquer à la salle à manger.

Le bâtiment, à l’origine un garage, a été transformé plus tard en discothèque. Il comprenait, sur deux niveaux, trois bars, une salle à manger avec piste de danse, une cuisine et un espace de rangement, le tout sur une superficie d’environ 930 m². Les murs étaient tapissés d’un revêtement en similicuir, les décorations intérieures (de faux palmiers par exemple) étaient hautement combustibles.

Selon un rapport des pompiers de Boston, en cinq minutes, la situation est devenue un enfer. Certaines personnes n’ont même pas eu le temps de réagir, tant le feu s’est propagé rapidement. De nombreux clients se sont précipités vers les sorties. Malheureusement, la porte principale étant de type tambour et d’autres sorties s’ouvrant vers l’intérieur, les issues ont très vite été encombrées et bloquées par des corps. En outre, certaines portes étaient verrouillées. Quelques personnes ont réussi à s’échapper par une fenêtre du sous-sol donnant sur une petite cour.

Un collectif pour comprendre

De nombreuses questions sur les causes de l’incendie restant sans réponses, la NFPA (National Fire Protection Association) a été à l’initiative de la création d’un collectif « The Cocoanut Grove Coalition » qui permet de rassembler documents et photos et de retrouver des témoins ou leurs descendants afin de progresser dans la compréhension du drame. Des survivants de Cocoanut Grove ont ainsi pu être identifiés et des photos et objets être retrouvés.

NFPA Journal, dans un article datant de novembre 2012, explique que cet incendie a conduit à des progrès dans différents domaines, allant du traitement des brûlés aux évolutions des codes et normes NFPA : classement des restaurants et des discothèques en lieux publics, exigences plus strictes concernant les escaliers, les sorties, les éclairages, les signalisations, les capacités d’occupation…

>>> A lire aussi : Les paradoxes de la peur panique