Il y a 25 ans… Attentat à la City de Londres

Date de publication : 17/04/2018  |  M.P.

Crédit : Kloniwotski/CC via Flickr
Crédit : Kloniwotski/CC via Flickr

Le 24 avril 1993, une bombe explose en plein cœur de la City à Londres, faisant un mort et quarante blessés.

Vers 9 h 30, un journal est prévenu par téléphone du dépôt d’une bombe dans le quartier des affaires de la capitale britannique. Mais le lieu est approximatif si bien que les policiers procèdent à une évacuation à grande échelle.

Il faut dire qu’ils sont sur les dents : une série d’attentats, souvent revendiqués par l’IRA, l’Armée républicaine irlandaise, terrorise les anglais depuis quelques années. Un mois auparavant, le 20 mars 1993, un double attentat a tué deux enfants et blessé près de cent personnes à Warrington (nord-ouest de l’Angleterre).

À 10 h 27, une puissante explosion secoue le coeur de la City. L’onde de choc ébranle tout le quartier. Une vingtaine d’immeubles sont endommagés. Deux églises s’effondrent. La station de métro Liverpool Street est en partie détruite.

Heureusement, en ce samedi matin, peu de personnes travaillent mais l’explosion fait tout de même un mort et quarante blessés, la plupart souffrant de coupures provenant des nombreuses vitres qui ont éclaté.

Immédiatement après l’explosion, le Gouvernement britannique lance un « ring of steel » (anneau d’acier) autour du quartier, avec des barrages routiers et une sécurité élevée.

Les conséquences

De nombreuses entreprises sont touchées et doivent rapidement se réorganiser. Certaines emménagent dans leurs succursales. D’autres utilisent les locaux mis à leur disposition par la mairie de Londres. Environ 20 000 personnes sont impactées par un changement de lieu de travail.

Les dommages assurés s’élèvent à 400 M£, ce qui provoque, selon la chaîne BBC News, un quasi-effondrement de la Lloyd’s of London, le célèbre marché de l’assurance.

Après l’attentat, la police britannique déclare que la bombe était cachée dans un camion benne stationné dans la rue Bishopsgate qui traverse la City.

C’était une bombe artisanale composée de plus d’une tonne d’un mélange de nitrate d’ammonium, semblable à celle qui avait dévasté la Baltic Exchange, la bourse du fret maritime, un an plus tôt et qui avait fait trois morts. Cet attentat avait alors été revendiqué par l’IRA.

BBC News rapporte que la police ne se fait aucun doute sur la responsabilité de l’IRA dans l’attentat de la City, bien que l’organisation ne l’ait jamais revendiqué.