Du nouveau dans le contrôle technique

Date de publication : 15/02/2018  |  M.P.

Crédit : Dekra
Crédit : Dekra

La directive européenne 2014/45/UE du 3 avril 2014, relative au contrôle technique périodique des véhicules à moteur et de leurs remorques, va entrer en vigueur le 20 mai 2018, entraînant quelques modifications dans le contrôle.

Le contrôle technique existe depuis 1992. Il est obligatoire quatre ans après l’acquisition d’un véhicule neuf et deux ans après l’acquisition d’un véhicule d’occasion, puis tous les deux ans.

La directive européenne 2014/45/UE du 3 avril 2014, relative au contrôle technique périodique des véhicules à moteur et de leurs remorques, va entrer en vigueur le 20 mai 2018. Elle va permettre un renforcement de la sécurité routière et un examen commun dans l’ensemble des pays européens des véhicules dont le poids n’excède pas 3,5 tonnes. Elle va entraîner quelques changements.

Points de contrôle et défaillances

Le nombre de points de contrôle passera de 123 à 133.

Les défauts deviendront des défaillances. De 410 défauts aujourd’hui, on passe à 610 défaillances. Elles seront réparties selon 3 catégories (contre 2 actuellement) :

-      les défaillances mineures (140 au total) : elles ne présentent pas de danger immédiat. Le véhicule peut rouler mais devra être réparé ;

-      les défaillances majeures (341) : elles demandent une contre-visite dans un délai de 2 mois ;

-      les défaillances critiques (129) : elles empêchent le véhicule de rouler au-delà de minuit le jour du contrôle technique. La contre-visite devra également intervenir dans un délai de 2 mois.

Le texte les classe ainsi :

« a) défaillances mineures n’ayant aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement, et autres anomalies mineures ;

b) défaillances majeures susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d’avoir une incidence négative sur l’environnement, ou de mettre en danger les autres usagers de la route, et autres anomalies plus importantes ;

c) défaillances critiques constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement, justifiant qu’un État membre ou ses autorités compétentes puisse interdire l’utilisation du véhicule sur la voie publique. » 

Un coût supérieur

La durée du contrôle sera donc plus longue et le coût plus important. L’entreprise Dekra estime que la durée de la visite augmentant, son coût devrait lui aussi augmenter d’environ 15 à 20 %. Et le nombre de contre-visites aussi.

En 2016, selon le ministère de la Transition écologique, 24,79 millions de contrôles de voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été effectués, dans les 6 274 centres de contrôle agréés, avec un taux de prescription de contre-visites de 18,05 %, en légère baisse par rapport à 2015. 

Des professionnels qualifiés

Les nouveaux embauchés des centres de contrôle devront être au minimum titulaire d’un bac professionnel (contre un CAP ou BEP aujourd’hui). Les employés devront, en plus du contrôle, anticiper les éventuels problèmes à venir sur le véhicule.