Attentats de Paris, deux ans après

Date de publication : 09/11/2017  |  Gaëlle Carcaly

C’était il y a deux ans. L’horreur, l’incompréhension, l’effroi. Les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés aux abords du Stade de France, sur les terrasses parisiennes et au Bataclan, ont eu de nombreuses conséquences sécuritaires sur le territoire.

L’état d’urgence en fait partie. Instauré au lendemain des attentats et prolongé à six reprises, il aura duré presque deux ans. Il a pris fin le 1er novembre 2017.

Pendant cette période, d’après le bilan du ministère de l’Intérieur, 5 attentats ont été commis en France (Magnanville, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray, Champs-Élysées et Marseille), faisant 92 morts. 13 tentatives ont échoué, 32 attentats ont été déjoués. 4 469 perquisitions administratives ont été menées, 754 assignations à résidence prononcées et 19 lieux de cultes fermés. 11 l’étaient toujours au 1er novembre. 

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De l'état d'urgence à la loi contre le terrorisme

Si la France est sorti du régime d’exception, la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme du 30 octobre 2017 a pris le relais et introduit dans le droit commun certaines mesures du régime transitoire. Le préfet peut notamment instaurer, autour de lieux ou d’événements particuliers en raison de leur ampleur ou de leur fréquentation, des périmètres de protection avec accès et circulation réglementés et palpations de sécurité ou encore fouilles des bagages autorisées. 

Les mesures concernent également le placement sous surveillance des personnes soupçonnées de constituer une menace, la pérennisation des perquisitions administratives, avec autorisation du juge, et l’augmentation du recours aux techniques de renseignement et des contrôles d’identité, mesures critiquées par les associations de défense des libertés individuelles.

Les dispositifs de protection des lieux publics comme Sentinelle et Vigipirate sont également maintenus et les services de renseignement verront leurs effectifs renforcés sur l’ensemble du quinquennat.

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