À l'étranger, les employés ont peu confiance en leur entreprise

Date de publication : 22/11/2017  |  David Kapp

Les principaux risques pour les voyageurs d'affaires sont les risques routiers (ici accident d'un taxi à New York en 2008) et sanitaires (crédits photos : Rob DiCaterino via Flickr Creative commons)
Les principaux risques pour les voyageurs d'affaires sont les risques routiers (ici accident d'un taxi à New York en 2008) et sanitaires (crédits photos : Rob DiCaterino via Flickr Creative commons)

En cas de coup dur, il est toujours utile de pouvoir compter sur son entreprise. Surtout si on est en mission à l'étranger. Selon une étude de Concur menée en collaboration avec l’institut Innofact, les employés français ne sont que 48 % à considérer que leur employeur pourrait leur venir en aide s’ils se trouvaient dans une situation risquée.

Concur, filiale de SAP et leader de la gestion des frais et des déplacements professionnels, a mené en collaboration avec l’institut Innofact une étude auprès de 5 00 salariés répartis dans 5 pays. Réalisée lors du troisième trimestre 2017, cette enquête permet de comprendre comment le devoir de responsabilité (duty of care) est appliqué par les entreprises et perçu par leurs collaborateurs.

C’est en France que les employés se montrent les moins confiants quant à la capacité de leur entreprise à leur porter assistance en cas de danger. Ils ne sont en effet que 48 % à considérer que leur employeur pourrait leur venir en aide s’ils se trouvaient dans une situation risquée. C’est peu par rapport à l’Afrique du Sud ou au Royaume-Uni, où ils sont respectivement 66 % et 63 % à se montrer confiants.

En cas de coup dur, les salariés savent qui contacter

Selon cette même étude, les voyageurs professionnels français interrogés (63,4%) savent qui contacter au sein de leur entreprise s’ils venaient à se trouver en danger dans le cadre de leur déplacement.

Les répondants français seraient les plus nombreux à affirmer avoir déjà été confrontés à une situation risquée (inondation, émeute, attaque terroriste, tremblement de terre, etc.). Parmi eux, 28,5 % déclarent ne pas avoir été contactés du tout par leur entreprise lors de ces épisodes.

Toutefois, parmi ceux qui l'ont été, nombreux sont les répondants à estimer que l’assistance qui leur a été portée a été satisfaisante (à 47%), voire très satisfaisante (à 24%). La satisfaction est également au rendez-vous en Afrique du Sud (38 et 30%) et légèrement inférieure au Royaume-Uni (34 et 24%).

Une obligation bien connue

La majeure partie des répondants savent que leur employeur a pour obligation de leur porter assistance en cas de danger. Mais dans l'échantillon international retenu, ce sont les Français qui arrivent en dernière position (62%).

1 Français sur 4 informé de manière proactive

Parmi les collaborateurs interrogés affirmant être au courant de la responsabilité que porte leur entreprise en matière de protection, 25% des répondants français affirment que leur entreprise les informe de manière proactive sur leur programme de gestion des risques.

L'actualité a un impact négatif

L’étude révèle également que l’actualité a un impact négatif sur 62,3% des voyageurs professionnels, en France ce chiffre monte jusqu’à 64% dont 34% précisent que les familles manifestent leur inquiétude.

Face à cette appréhension, les entreprises au Royaume-Uni (27%), en Afrique du Sud (28%) et en France (23%) ont choisi de restreindre les voyages professionnels ou d’investir dans une solution de gestion des risques. En Hollande et en Allemagne cela n’est vrai que dans 16,5% et 15% des cas. En général, dans ces deux pays, les collaborateurs et leur environnement ne témoignent pas d’une inquiétude particulière : 52% des répondants hollandais et 48% des allemands n’ont pas modifié leur comportement ou observé de changement particulier sur leur entourage.

Des résistances à la surveillance

Les personnes interrogées se disent plutôt ouvertes à la mise en place de mesures de « surveillance » des voyageurs. C’est toutefois en France et aux Pays-Bas qu’il y a le plus de résistance (20 et 28% respectivement), contre seulement 1 répondant sur 10 au Royaume-Uni et 6% en Afrique du Sud qui affirment y être fermement opposés.